La devise est inscrite sur un listel posé sous l'écu, sur lequel repose souvent les supports... quand au cri de guerre, qui rappelle un passé guerrier, il est positionné au-dessus de l'écu.
Dans le premier cas, c'est souvent une sentence familiale servant au souvenir de la lignée ;
dans le second, c'était bien plutôt une exhortation au ralliement à la Maison combatttante.

Dans le cas illustrant cette rubrique, c'est un cri de guerre devenu une devise au fil des ans, dont le positionnement dans cette composition sert à en conserver l'ancienneté du souvenir.

Cri de guerre, devise et lions en "supports"

Les devises étaient allusives à : un sentiment ; un mot historique ; un principe de conduite ;
une pièce du blason ;
au nom de famille ; à un acronyme comme la devise de l'Autriche :
A. E. I. O. U. : Austriae Est Imperare Orbi Universo
(Il appartient à l'Autriche de régner sur tout l'univers !)

Des cris, comme celui des rois de france, Montjoye Saint-Denis, étaient d'invocation ;
ou de résolution, Dieu le veut ; d'exhortation, Au plus dru ; de défi, Place à la bannière !


Quand un blason qui était de forme triangulaire était posé dans un sceau de forme arrondie, la place entre le bord de l'écu et celui du sceau restait alors importante et assez inesthétique, c'est ainsi que l'habitude de dessiner des
figures, pour remplir ce vide, se codifia lentement.
Les animaux sont appelés supports et sont généralement représentés debout, portant l'écu ; mais quand ce sont des figures humaines, sauvages ou anges, elles sont appelées tenants ;  enfin les objets ou arbres prennent le nom de soutiens, comme les colonnes de l'Espagne.


Les "tenants" de la Maison de France Les "soutiens" de la Maison d'Espagne